Si longtemps j'ai souhaité mourir
Si longtemps j'ai voulu que ça cesse
Si longtemps j'ai cherché mon chemin
Sans savoir que j'étais dedans
J'ai tant voulu que les embuches s'effacent
Tant rêvé d'un plancher de soie
Tant ragé pour que la vie passe
Sans que j'aie à trouver ma voie
Mais cette voie, c'est elle qui me trouve
Je ne peux que suivre ses pas
Vivre, c'est choisir de faire
Sans trop comprendre pourquoi
Être, c'est choisir de dire
Que je suis fière de moi
Être, c'est accepter le feu
Qui ne cesse de brûler en moi
Devenir c'est bien beau
Dans un idéal peut-être
Mais le futur dans toute sa splendeur
N'est jamais comme il se doit
Alors oui, je suis vivante
Je poursuis la liberté
Celle qui met à ma portée
Le courage du présent
Fragile osmose du néant et du trop plein de vie
dimanche 4 mars 2012
vendredi 22 juillet 2011
Grand Dieu du ciel
Grand Dieu du ciel
Tu es vivant dans mes heurts
Tu es vibrant dans mes leurres
Tu es velours dans mes larmes
Tu es secours dans mes drames
Tu es robuste dans mes frayeurs
Tu me rends juste dans mes erreurs
Tu es passion dans mes sourires
Tu es raison dans mes délires
Tu es si grand oh Dieu du ciel
Tu es une pluie torrentielle
Tu es un trésor aquarelle
Tu es chaleur intemporelle
Tu es le roi Emmanuel
Tu es vivant dans mes heurts
Tu es vibrant dans mes leurres
Tu es velours dans mes larmes
Tu es secours dans mes drames
Tu es robuste dans mes frayeurs
Tu me rends juste dans mes erreurs
Tu es passion dans mes sourires
Tu es raison dans mes délires
Tu es si grand oh Dieu du ciel
Tu es une pluie torrentielle
Tu es un trésor aquarelle
Tu es chaleur intemporelle
Tu es le roi Emmanuel
mardi 19 juillet 2011
Anthrophobe socialement phobique
J'ai peur des gens... J'ai peur de qui je suis en présence des gens. Je garde le silence, j'observe et rarement, oh très rarement, je me dévoile.
Je déteste les nouveaux endroits, j'ai horreur des nouvelles rencontres parce qu'inévitablement, je me retrouve dans un silence plein d'inconfort que je répand autour de moi. Alors j'essaie... Je pose une question bien platonique et quotidienne. Et l'autre de répondre en trois mots puis de se taire. Peut-être que mon dehors semble désintéressé...
Mais mon dedans lui est simplement coincé et ne sais pas comment aller jouer dans la cour. Je n'ai pas peur des gens quand je suis leader, je n'ai pas peur des gens quand je suis professionnelle, je n'ai pas peur des gens quand je les anime ou même quand je chante devant eux... Mais oh comme j'ai peur des gens quand je dois n'être que moi. Oh comme j'ai peur des gens quand je dois dire bonjour, bonne fête, guérie vite, viens t'asseoir, ou encore, combien ça coûte? qu'est-ce que ça veut dire? qui est-ce? J'ai même peur de commander quelque chose de trop simple chez van houte alors j'ajoute un truc bidon à ma commande question de faire grimper le prix et que le service de la demoiselle en vaille la peine...
J'ai peur des enfants maintenant grand que je gardais il y a 10 ans. J'ai peur des gens à qui je n'ai pas parlé depuis un temps. Ces derniers temps, j'ai même peur d'ouvrir la bouche devant mes amies de toujours...
Je suis un genre d'anthropophe, socialement phobique... Ah! Ah! Ah!
Je déteste les nouveaux endroits, j'ai horreur des nouvelles rencontres parce qu'inévitablement, je me retrouve dans un silence plein d'inconfort que je répand autour de moi. Alors j'essaie... Je pose une question bien platonique et quotidienne. Et l'autre de répondre en trois mots puis de se taire. Peut-être que mon dehors semble désintéressé...
Mais mon dedans lui est simplement coincé et ne sais pas comment aller jouer dans la cour. Je n'ai pas peur des gens quand je suis leader, je n'ai pas peur des gens quand je suis professionnelle, je n'ai pas peur des gens quand je les anime ou même quand je chante devant eux... Mais oh comme j'ai peur des gens quand je dois n'être que moi. Oh comme j'ai peur des gens quand je dois dire bonjour, bonne fête, guérie vite, viens t'asseoir, ou encore, combien ça coûte? qu'est-ce que ça veut dire? qui est-ce? J'ai même peur de commander quelque chose de trop simple chez van houte alors j'ajoute un truc bidon à ma commande question de faire grimper le prix et que le service de la demoiselle en vaille la peine...
J'ai peur des enfants maintenant grand que je gardais il y a 10 ans. J'ai peur des gens à qui je n'ai pas parlé depuis un temps. Ces derniers temps, j'ai même peur d'ouvrir la bouche devant mes amies de toujours...
Je suis un genre d'anthropophe, socialement phobique... Ah! Ah! Ah!
dimanche 17 juillet 2011
Désert
Un désert... Je vois un désert... Hier, j'ai vu un désert. Demain, je verrai un désert... Tout près, c'est le désert. Au loin, c'est le désert. À gauche, à droite, c'est le désert.
Je marche dans ce désert et, sans cesse, je cherche à en sortir. Pourtant j'y suis née. Et quoi que je fasse, aussi fort que je puisse crier, même si je m'assoie par terre ou que je frappe le sol de mes poings, j'y mourrai fort probablement...
Alors je marche. Sans trop savoir ce qui se présentera devant, je marche. Je pourrais courir, je le fais parfois dans une irrationnelle tentative de fuite, mais je n'arriverai pas plus vite au bout de mon chemin. Parce que la vie, c'est le désert. Tous les jours, toujours.
Parfois, dans une grâce soyeuse, Dieu m'accord un oasis. Un brin de repos, une étincelle dans mon regard. Mais bien sûr, comme toute chose a une fin, qu'elle soit bonne ou mauvaise, je dois continuer mon chemin. Et après plusieurs jours de marche, alors que l'oasis n'est plus que souvenir, alors que la lune fait place au soleil et que j'ai froid, tout à coup, la peur me prend. Et s'il n'y avait plus d'oasis? Et si j'étais dorénavant abandonnée à mon sort dans ce désert plein de scorpions, de serpents, de tempêtes et de chaleur insupportable? C'est à ce moment que je rebrousse chemin dans l'espoir futile de retrouver le bonheur d'antan. C'est à cet instant que j'oublie tout le labeur accompli pour arriver jusque là et que je préfère reculer plutôt que d'espérer.
Et pourtant, et pourtant... Si proche est le prochain point d'eau... Et moi qui perd tout ce temps pour m'y rendre... Parce que bien sûr, reculer, c'est impossible et que tout ce que je puis trouver dans ma déroute est un mirage trompeur. Mirage qui s'efface peut-être de ma vue mais qui reste gravé dans ma mémoire.
Alors à genoux, je m'effondre. Je regarde tout autour et la seule place que le désert ne peut atteindre, c'est le ciel. Cet immense espace encore plus bleu que l'eau qui dans son amour, vient effleurer l'horizon.
Je le vois, au loin, il est là et même, couchée sur le dos, je réalise qu'au fond, je baigne dedans...
Je marche dans ce désert et, sans cesse, je cherche à en sortir. Pourtant j'y suis née. Et quoi que je fasse, aussi fort que je puisse crier, même si je m'assoie par terre ou que je frappe le sol de mes poings, j'y mourrai fort probablement...
Alors je marche. Sans trop savoir ce qui se présentera devant, je marche. Je pourrais courir, je le fais parfois dans une irrationnelle tentative de fuite, mais je n'arriverai pas plus vite au bout de mon chemin. Parce que la vie, c'est le désert. Tous les jours, toujours.
Parfois, dans une grâce soyeuse, Dieu m'accord un oasis. Un brin de repos, une étincelle dans mon regard. Mais bien sûr, comme toute chose a une fin, qu'elle soit bonne ou mauvaise, je dois continuer mon chemin. Et après plusieurs jours de marche, alors que l'oasis n'est plus que souvenir, alors que la lune fait place au soleil et que j'ai froid, tout à coup, la peur me prend. Et s'il n'y avait plus d'oasis? Et si j'étais dorénavant abandonnée à mon sort dans ce désert plein de scorpions, de serpents, de tempêtes et de chaleur insupportable? C'est à ce moment que je rebrousse chemin dans l'espoir futile de retrouver le bonheur d'antan. C'est à cet instant que j'oublie tout le labeur accompli pour arriver jusque là et que je préfère reculer plutôt que d'espérer.
Et pourtant, et pourtant... Si proche est le prochain point d'eau... Et moi qui perd tout ce temps pour m'y rendre... Parce que bien sûr, reculer, c'est impossible et que tout ce que je puis trouver dans ma déroute est un mirage trompeur. Mirage qui s'efface peut-être de ma vue mais qui reste gravé dans ma mémoire.
Alors à genoux, je m'effondre. Je regarde tout autour et la seule place que le désert ne peut atteindre, c'est le ciel. Cet immense espace encore plus bleu que l'eau qui dans son amour, vient effleurer l'horizon.
Je le vois, au loin, il est là et même, couchée sur le dos, je réalise qu'au fond, je baigne dedans...
jeudi 23 juin 2011
Perspective
Sacrifier l'illusion horizontale
Opter pour l'ouverture verticale
Ouvrir les rideaux
Éteindre ma cigarette
Sortir au grand jour
Marcher dans les rues
Entrer dans le regard des gens
Sourire
Esquiver mes pensées
Évaser le focus
Croire
Opter pour l'ouverture verticale
Ouvrir les rideaux
Éteindre ma cigarette
Sortir au grand jour
Marcher dans les rues
Entrer dans le regard des gens
Sourire
Esquiver mes pensées
Évaser le focus
Croire
mardi 14 juin 2011
Prière
Oh mon Père
Je te demande la paix
Je me sens si seule
J'ai besoin d'être deux mais je demeure infiniment une
J'essaie de ne pas t'en vouloir
J'essaie de te faire confiance
Mais c'est pénible...
Oh Papa
J'ai besoin de ta présence
J'ai besoin de ton souffle dans mon coeur
Mais j'ai tellement peur
Si peur que j'occupe mon esprit jour et nuit pour te fuir
Si peur...
Je ne comprends pas tes voies
C'est probablement mieux ainsi
Mais mon homme me manque...
Et mes enfants aussi...
Donne-moi ton courage, ta paix
Pour garder mon sourire malgré la tristesse qui me gruge la joie
Je te demande la paix
Je me sens si seule
J'ai besoin d'être deux mais je demeure infiniment une
J'essaie de ne pas t'en vouloir
J'essaie de te faire confiance
Mais c'est pénible...
Oh Papa
J'ai besoin de ta présence
J'ai besoin de ton souffle dans mon coeur
Mais j'ai tellement peur
Si peur que j'occupe mon esprit jour et nuit pour te fuir
Si peur...
Je ne comprends pas tes voies
C'est probablement mieux ainsi
Mais mon homme me manque...
Et mes enfants aussi...
Donne-moi ton courage, ta paix
Pour garder mon sourire malgré la tristesse qui me gruge la joie
mardi 24 mai 2011
Anesthésie
Mes paupières pèsent si lourd
Qu'aucun instrument ne pourrait en mesurer le poids
Je ne marche plus, j'automatise
Je ne parle plus, je somnambulise
Oh mon lit, oh mon lit
Pourquoi es-tu chorégraphe d'éveil lorsqu'il fait nuit?
Qu'aucun instrument ne pourrait en mesurer le poids
Je ne marche plus, j'automatise
Je ne parle plus, je somnambulise
Oh mon lit, oh mon lit
Pourquoi es-tu chorégraphe d'éveil lorsqu'il fait nuit?
dimanche 8 mai 2011
Délivrance
Délivrance...
Comme dans le vide qui devient accueillant
Comme dans l'angoisse qui perd des plumes
Comme dans la lumière qui éclaire ma nuit
C'est pas que la nuit n'y est plus
C'est que le jour la précède et la suit
Ce n'est pas que l'angoisse n'y est plus
C'est que le courage l'affronte
Ce n'est pas que le vide n'y est plus
C'est qu'un monde peut le remplir
Délivrance...
Comme dans le vide qui devient accueillant
Comme dans l'angoisse qui perd des plumes
Comme dans la lumière qui éclaire ma nuit
C'est pas que la nuit n'y est plus
C'est que le jour la précède et la suit
Ce n'est pas que l'angoisse n'y est plus
C'est que le courage l'affronte
Ce n'est pas que le vide n'y est plus
C'est qu'un monde peut le remplir
Délivrance...
lundi 7 mars 2011
Volcan
Elle est blanche ma page
Ça résume mon état
Y aurait plein de mots à dire
Mais je trouve pas le bon
C'est parce qu'il y en a tout plein
Et que leurs lettres s'entremêlent
Comme une planche de scrabble échappée par terre
Elle est moche mon image
Mais j'en ai rien à faire
À trop vouloir chercher
On vire tout à l'envers
Le chaos prend le dessus
Et il pose sa dynamite
Dans un calcul stratégique
Je me bat contre le vide
Je lutte contre le désordre
Y va tu finir par se calmer mon volcan?
J'ai beau bouffer des extincteurs
Ça finit toujours par sauter.
Ça résume mon état
Y aurait plein de mots à dire
Mais je trouve pas le bon
C'est parce qu'il y en a tout plein
Et que leurs lettres s'entremêlent
Comme une planche de scrabble échappée par terre
Elle est moche mon image
Mais j'en ai rien à faire
À trop vouloir chercher
On vire tout à l'envers
Le chaos prend le dessus
Et il pose sa dynamite
Dans un calcul stratégique
Je me bat contre le vide
Je lutte contre le désordre
Y va tu finir par se calmer mon volcan?
J'ai beau bouffer des extincteurs
Ça finit toujours par sauter.
mercredi 29 septembre 2010
Une danse à trois pieds
Tu entres
Je ne te vois pas
Je te devine
Tu m'approches et te dérobes
Tu m'explores et t'évades
Tu me calcule
Tu coures, tu sprint, tu dévales
Insaisissable
J'attends la prochaine pause.
Je ne te vois pas
Je te devine
Tu m'approches et te dérobes
Tu m'explores et t'évades
Tu me calcule
Tu coures, tu sprint, tu dévales
Insaisissable
J'attends la prochaine pause.
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